Le dessinateur bruxellois Jean Roba est décédé à 75 ans, mercredi soir. Ses aventures de Boule et Bill, délicieusement familiales, ont enchanté des millions de lecteurs, grands et petits.
Roba restera un grand nom de la bande dessinée belge: C'est en décembre 1959, dans un mini-récit écrit par Maurice Rosy et publié dans «Spirou», qu'apparurent Boule et son compagnon à quatre pattes. Quarante-sept ans plus tard, ils sont pratiquement inchangés, même si, depuis 2003, c'est l'assistant de Roba, Laurent Verron, qui dessine les planches d'une série d'une constante qualité. Série dont, à ce jour, il s'est vendu plus de vingt-cinq millions d'albums traduits dans une quinzaine de langues.«Boule et Bill?» C'est la chronique d'un petit garçon qui vit avec son papa, sa maman et son chien, disait le dessinateur qui était la simplicité incarnée, un petit monde d'humour et de tendresse, d'où sont bannis les méchants: ici, rien que du bonheur (et tant pis pour ceux que cela fait grincer, qui estiment que c'est une vision édulcorée de la société); rien que du bonheur, comme dans les «Martine» illustrés par Marcel Marlier.«Ce qui me fait le plus plaisir, avouait-il,c'est de voir un enfant qui ne sait pas lire et qui rit avec Boule et Bill.»